Auto-entrepreneur : louer un véhicule professionnel sur 24 mois et comprendre la TVA

Quand on est auto-entrepreneur, on pense souvent qu’il est difficile d’accéder à une location longue durée ou à un leasing pour un véhicule professionnel.
En réalité, il existe des solutions de location sur 24 mois, y compris pour les jeunes activités, avec des loyers accessibles selon le véhicule et le dossier.

Chez Louer Moins Cher, nous pouvons proposer des solutions de location de véhicules utilitaires ou de tourisme sur 24 mois. Par exemple, une berline 5 places type Peugeot 308 ou Renault Mégane est disponible à partir de 413 € TTC par mois (soit 344 € HT), avec un apport de 1 188 € TTC (soit 990 € HT). Pour les besoins plus “terrain”, une fourgonnette utilitaire peut être proposée à partir de 516 € TTC par mois (soit 430 € HT), avec un apport de 1 188 € TTC (990 € HT).

L’objectif de cet article est surtout d’expliquer un point mal compris par beaucoup d’auto-entrepreneurs : la TVA peut devenir un vrai sujet stratégique dès lors que l’activité sort de la franchise en base ou opte pour un régime de TVA.

Peut-on louer un véhicule en auto-entreprise ?

Oui, un auto-entrepreneur peut louer un véhicule professionnel, qu’il s’agisse d’un utilitaire ou, selon le besoin, d’un véhicule de tourisme.
La faisabilité dépend ensuite du profil, du type d’activité, du niveau d’apport, du véhicule demandé et de l’étude du dossier par le partenaire loueur.

Pour beaucoup de professionnels, la location sur 24 mois permet d’éviter un achat comptant trop lourd et de lisser la dépense dans le temps.
C’est particulièrement utile lorsqu’il faut à la fois financer un véhicule et conserver de la trésorerie pour du matériel, de l’outillage ou des frais de lancement.

Auto-entrepreneur et TVA

Le point de départ, c’est que la micro-entreprise relève en principe de la franchise en base de TVA, ce qui signifie que l’entrepreneur ne facture pas la TVA et ne la récupère pas non plus sur ses achats ou ses loyers professionnels.
Autrement dit, un auto-entrepreneur qui reste en franchise en base ne peut pas récupérer la TVA payée sur une location de véhicule.

En revanche, un auto-entrepreneur peut devenir assujetti à la TVA, soit parce qu’il dépasse les seuils applicables, soit parce qu’il opte pour un régime réel de TVA auprès de l’administration fiscale.
Dans ce cas, la TVA redevient un sujet important, car certaines dépenses professionnelles peuvent alors ouvrir droit à déduction selon leur nature et les règles fiscales applicables.

Véhicule utilitaire ou tourisme

C’est ici qu’il faut être très clair : la TVA sur la location d’un véhicule utilitaire affecté à l’activité professionnelle est en principe récupérable, sous réserve d’avoir une facture conforme et d’être assujetti à la TVA.
En revanche, pour un véhicule de tourisme, la règle générale est inverse : la TVA sur les loyers n’est pas déductible, sauf exceptions prévues pour certaines activités comme le transport de personnes, la location de véhicules, l’auto-école ou des usages très spécifiques.

Donc, pour un auto-entrepreneur assujetti à la TVA :

  • utilitaire : TVA récupérable sur les loyers, en règle générale.
  • véhicule de tourisme : TVA sur les loyers en principe non récupérable, sauf exception liée à l’activité exercée.

Pourquoi beaucoup d’auto-entrepreneurs passent à côté

Beaucoup d’auto-entrepreneurs pensent qu’ils “ne sont jamais à la TVA”, alors que ce n’est vrai que tant qu’ils restent sous le régime de franchise en base.
Dès qu’une activité se développe, ou quand les dépenses professionnelles deviennent importantes, il peut être pertinent d’étudier avec son comptable l’intérêt d’un assujettissement à la TVA, notamment si l’on doit louer un utilitaire ou acheter du matériel professionnel.

C’est là que la réflexion devient intéressante : si votre activité nécessite un véhicule, des équipements, de l’outillage ou du matériel informatique, le régime de TVA peut changer votre coût réel d’exploitation.
Ce n’est pas automatique ni toujours avantageux dans tous les cas, mais ce n’est certainement pas un sujet à écarter d’office.

Exemple simple

Prenons une offre type sur 24 mois pour une fourgonnette utilitaire proposée à partir de 430 € HT par mois, avec 990 € HT d’apport. Avec une TVA à 20%, cela représente 86 € de TVA par mois, soit un loyer de 516 € TTC, et 198 € de TVA sur l’apport, soit 1 188 € TTC au départ.

Sur un véhicule utilitaire, un auto-entrepreneur assujetti à la TVA peut en principe récupérer cette TVA sur les loyers, sous réserve que le véhicule soit bien affecté à l’activité et que la facturation soit conforme.
Sur un véhicule de tourisme, cette récupération n’est en principe pas possible, sauf si l’activité de l’entreprise entre dans un cas dérogatoire reconnu.

Ce qu’il faut vérifier avant de signer

Avant toute location, il faut vérifier plusieurs points :

  • Votre statut TVA réel : franchise en base ou assujettissement à la TVA.
  • Le type de véhicule : utilitaire ou tourisme, car la règle TVA n’est pas la même.
  • La facture : elle doit faire apparaître clairement le montant HT et la TVA.
  • L’usage professionnel réel du véhicule et sa cohérence avec l’activité déclarée.

Le plus prudent est de valider le traitement TVA avec votre expert-comptable avant de signer, surtout si vous hésitez entre un utilitaire et un véhicule de tourisme.
Cela évite de construire un budget en pensant récupérer une TVA qui, en réalité, ne sera pas déductible.

Ce que Louer Moins Cher peut faire

Louer Moins Cher peut vous orienter vers des solutions de location sur 24 mois adaptées aux jeunes entreprises et aux auto-entrepreneurs, selon votre activité, votre budget et le type de véhicule recherché.
Cela concerne aussi bien les utilitaires que certains véhicules de tourisme selon les besoins du professionnel et l’étude du dossier.

Si votre objectif est de trouver une solution simple, lisible et compatible avec votre statut, le plus efficace est de partir de votre besoin réel : usage, kilométrage, budget, ancienneté d’activité et régime de TVA.
C’est cette combinaison qui permet de savoir si une location est possible, pertinente, et fiscalement cohérente.

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